Road Trip 2016: Côte d’Azur, scooter et parapente.

Direction les Calanques de Cassis.

Requinqués après 3 vraies nuits de sommeil, on reprend la route vers la France au départ de Barcelone. Signe que la capitale Catalane est anéantie de nous voir lui tourner le dos, elle tentera de nous retenir dans un geste désespéré en me poussant à enfreindre le code de la route. Si si ! Du coup, police, contrôle des papiers, tout ça… Mais t’en fais pas, Barcelone, on reviendra !
On a rendez-vous à Sète, une commune située dans le département de l’Hérault, où des amis attendent notre arrivée de pied ferme. là bas, la petite maison située sur les hauteurs nous accueille avec un panorama royal {oui, royal} exposant d’un côté l’Étang de Thau et de l’autre, la Méditerranée ! Pour ceux qui comme nous passent parfois la nuit dans l’habitacle de leur voiture {ou voyagent en mobilhome}, on peut leur conseiller le parking des 3 digues, à l’entrée de Sète, sur la Route d’Agde longeant la plage…  

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Le lendemain matin, après un bref passage à la plage, nous prenons la direction de Marseille et des Calanques de Cassis. Non, en fait, notre premier stop se fera au camping du soleil à la Ciotat. Puisqu’on a pas mal traîné en chemin et que pour éviter la prise d’assaut des Calanques par les badauds, il faut s’y rendre tôt dans la journée. Une fois la tente solidement plantée sur la pelouse asséchée de notre emplacement, l’heure de nous restaurer a sonné ! Sur les quais du port de Cassis, on tombe sur la poissonnerie Laurent, une adresse vivement recommandée par une amie belge et qui vaut effectivement le détour. Cuisine de la mer et pêche du jour, un délice devant un charmant coucher de soleil !

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De la baignade dans l’eau turquoise des Calanques à l’exploration de St-Tropez en scooter.

Ce matin, c’est Calanque de Port-Pin ! Pour s’y rendre, il faut d’abord trouver une place de parking aux alentours du club nautique de Port-Miou, ce qui peut se transformer en véritable exploit si ce Graal est déniché. Une fois la performance réalisée, la balade commence donc à Port-Miou via un sentier surplombant les voiliers amarrés. L’évolution n’est pas compliquée mais les chemins escarpés et glissants peuvent rebuter les moins sportifs. Après 30 minutes de marche, la Calanque de Port-Pin montre le bout de son nez. Ses eaux turquoises et le calme déjà fragilisé par quelques bruyants locaux nous remplissent de bonheur. Oui, il nous en faut peu ! Petit conseil, consultez les conditions d’accès au massif des calanques avant de vous y rendre. En effet, il n’est pas rare que des feux de forêt s’y déclarent et dans ce cas, les randonnées sont évidemment proscrites. 

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La suite du voyage se fait à Saint-Tropez… On y arrive en empruntant la D2, la D554 puis la D58. Trois départementales bordées de somptueux paysages !
Après une nuit rythmée par les piqûres de moustiques sur un parking proche du Port Grimaud, c’est avec de sérieuses valises sous les yeux qu’on échange notre chère Kloë contre une Vespa chez Blue Bike Saint-Tropez, histoire de visiter autrement les environs. Pour un peu moins de 50€ la journée, le deal est alléchant ! C’est donc sur la scelle d’une Primavera que nous partons à la découverte de St.Trop’ ! D’abord du côté du Port et des petites ruelles de la vieille ville, puis vers la plage de l’Escalet située à une dizaine de kilomètres de là. Si vous cherchez une balade romantique, loin de l’effervescence et des m’as-tu-vu de Saint-Tropez, les petits chemins perdus de Ramatuelle sont à privilégier. Si vous êtes plutôt bimbo ou crâneur, allez faire un tour du côté de Nikki Beach, le bar mondain des fils à papa en mal de célébrité sur Instagram.

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Petit détour par les champs de lavande…

L’extension de séjour à Barcelone commence à peser sur le planning… Rien de bien grave mais il est temps de penser à remonter vers Annecy car un vol en parapente nous y attend ! Plus de 7h de départementales nous séparent de la Venise des Alpes et un arrêt camping sera obligatoire. La fatigue m’impose de lâcher le volant et c’est dans les Gorges du Verdon qu’on posera notre Quechua. Le lendemain matin, nous nous égarons volontairement sur la D953 en direction de Puimoisson et la D907 vers Estublon à la recherche des iconiques champs de Lavande. La région est célèbre pour ces étendues améthystes {pour ne pas dire lavandes} où les producteurs locaux écoulent leur stock aux particuliers parfois même aux abords des champs. Nous, on achètera quelques fruits dans une échoppe de fortune avant de partir.

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Planer au dessus du lac d’Annecy.

La fin du voyage approche et pour clôturer ce Tour de France de deux semaines, on a opté pour un vol en parapente sur l’un des plus beaux sites au monde, le lac d’Annecy ! On avait déjà eu l’occasion de voler avec Delta Evasion et l’expérience était trop agréable pour ne pas la renouveler.
Au départ d’un établissement que l’on connaît bien pour y avoir séjourné à plusieurs reprises, l’Edelweiss, la team de pilotes nous emmène au sommet du Col de la Forclaz pour le décollage. Une fois les pieds et les fesses dans le vide, le décor revêt une toute autre dimension, on est proche de la sensation que les oiseaux embrassent au quotidien. Cecile, elle, a opté pour le Delta et un vol nettement plus acrobatique que le miens. D’où je suis, je distingue sans peine ses cris stridents ! Un vol de ± 20 minutes en parapente coûte entre 80 et 90€. 100€ pour le Delta. Un trou dans le budget qui, une fois là haut, nous parait bien désuet ! Mais c’est le soir, sur la terrasse de notre chambre, que la magnificence du paysage se révèle, lorsque le coucher de soleil redéfini la palette de couleurs et que les herbivores font résonner leur cloche comme pour briser le silence qui règne désormais en maître.  

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La fin du voyage.

Après 4000km et 14 jours de voyage, notre Tour de France touche à sa fin… Il nous reste encore à rallier une dernière étape, Paris, avant de retrouver notre Belgique natale. Mais c’est clairement ici, à Annecy, que sonne le glas de notre road trip qui nous aura fait visiter les 4 coins de la France et un p’tit bout de l’Espagne. Pour éviter d’enjoliver inutilement ce récit, voici quelques chiffres en guise de générique : 4525 km, 13 villes, 6 nuits d’hôtel, 4 dans la voiture, 2 en camping… 108€ dépensés en péage et 380€ à la pompe. 

Voilà, c’est fini, dirait Jean-Louis Aubert.

Ju.


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